Pour la première phase d’accréditation,
s’étendant de 1999 à 2006, le dispositif
est fondé sur un référentiel composé
de près de 300 critères devant permettre
d’évaluer non pas les résultats, mais
l’organisation et les procédures mises en
œuvre par les établissements de santé
pour fournir aux patients des prestations de qualité.
Après une autoévaluation réalisée
par l’établissement sur la base de ce référentiel,
une visite d’accréditation est effectuée
par des experts-visiteurs, professionnels issus d’établissements
de santé et missionnés par l’ANAES
(désormais dénommée « Haute
Autorité de Santé »). Ces experts-visiteurs,
sur la base de rencontres avec les professionnels et les
patients, d’une analyse documentaire, et de l’observation
de l’environnement, remettent à l’établissement
un rapport de visite, par la suite validé par le
Collège de l’accréditation qui remet
à l’établissement et à la tutelle
le rapport d’accréditation final, éventuellement
porteur de recommandations ou réserves. En cas
de réserves, une visite ciblée est programmée,
de 6 mois à 2 ans après la visite initiale,
donnant lieu la plupart du temps à une levée
des réserves.
La seconde phase d’accréditation,
débutée en 2004 par une expérimentation
(dans 36 établissements), sera mise en œuvre
à compter de mai 2005 dans les établissements
ayant déjà subi une première procédure
d’accréditation. Le nouveau référentiel
d’accréditation, également décliné
sous forme de références et critères,
a vocation à être davantage orienté
vers l’évaluation des pratiques professionnelles
et la gestion des risques.
La procédure d’accréditation
a été réformée par la loi
du 13 août 2004, transformant le terme d’accréditation
en certification. On ne parlera donc désormais
plus d’accréditation, mais de certification
des établissements de santé. Cette modification
est de nature à complexifier une démarche
dont les professionnels de terrain, après plusieurs
années, commençaient tout juste à
appréhender et à intégrer les principes
et objectifs. Elle en rend la compréhension et
la lisibilité encore plus difficiles pour les acteurs
hospitaliers, le terme de certification correspondant
déjà à une autre réalité
; en effet, on certifiera les établissements de
santé, mais sans utiliser les méthodes et
outils de la certification. Le terme d’accréditation
devrait donc désormais, lui, être réservé
à l’accréditation des médecins.
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