Les prix pratiqués par les cliniques
sont placés, pour ceux des prestations prises en
charge par l’assurance maladie, sous un régime
de tarification encadré par un système de
régulation national. La plus grande part du chiffre
d’affaires des cliniques provient des prestations
facturées directement à l’assurance
maladie, le système du tiers-payant épargnant
au patient l’avance des frais pour ces prestations.
Une partie demeure néanmoins à sa charge
(ticket modérateur, et prestations annexes, telles
que les chambres particulières). Pour le patient,
une hospitalisation dans le secteur privé ou public
ne fait aucune différence sur le plan de la prise
en charge financière des prestations (hors honoraires
des praticiens), à l’exclusion des hospitalisations
dans les établissements non « conventionnés
», qui représentent moins de 1% des établissements
de santé. Les établissements de santé
privés à but lucratif disposent ainsi d’un
champ d’action relativement limité concernant
les prix de leurs prestations.
La mise en place de la T2A (Tarification à l’Activité),
sans cesse reportée (prévue pour le secteur
privé lucratif en 1993, reportée d’année
en année jusqu’en 2003, puis annoncée
au 1er janvier 2004, puis au 1er octobre 2004, puis au
1er décembre 2004, et enfin débutée
le 1er mars 2005… remplace désormais un système
de tarification archaïque basée essentiellement
tarification à la journée et au K opératoire.
La mise en place de la T2A constituera une véritable
mutation pour l’ensemble des opérateurs.
Sa lisibilité est à ce jour loin d’être
claire.
Les prestations sont directement facturées à
l’assurance maladie, selon le principe du tiers-payant,
posé par la convention de 1978. Les factures sont
conformes à un modèle fixé par voie
réglementaire (le bordereau 615). Un système
de caisses pivot a été mis en place à
partir de 2000 : il s’agit de fournir à l’établissement
un interlocuteur unique pour les facturations (bordereau
615) correspondant aux différents régimes.
La CPAM, correspondant au régime général,
assure généralement cette mission. Le délai
de paiement à l’établissement par
l’assurance maladie s’est considérablement
réduit ces dernières années. En situation
normale, il ne doit pas excéder 10 jours. La fonction
de facturation est essentielle dans un établissement
de santé, comme dans toute entreprise. Il est important
de veiller à ce que les facturations soient régulièrement
effectuées.
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