Dans son principe, le financement à
la pathologie consiste à rémunérer
les établissements en fonction de leur activité
effective et à retenir, pour une prise en charge
médicale analogue, un prix identique quel que soit
l’établissement. Le système de tarification
à la pathologie est fondé sur des Groupes
Homogènes de Malades, comparables par le diagnostic,
l’âge, le sexe, les procédures médicales
utilisées, les ressources mobilisées...
A chaque GHM est attaché un forfait rémunérant
la prise en charge des patients rattachés à
ce groupe. Ce système, importé des Etats-Unis,
au début des années 1980, par Jean de Kervasdoué,
alors Directeur des Hôpitaux, est inspiré
du système mis en place aux Etats-Unis par le Professeur
Fetter. Les GHM sont déterminés à
partir d’une base de données issue du recueil
PMSI . L’objectif est de développer une méthode
de calcul permettant de connaître le coût
de revient d’un GHM, sur la base d’un système
de comptabilité analytique.
Lancée officiellement par l’arrêté
du 22 juillet 1996, la généralisation du
PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes
d’Information) aux établissements de santé
privés à but lucratif devait permettre la
substitution partielle et progressive du système
de tarification actuel à l’acte à
un système de tarification à la pathologie.
Dès 1989, 15 cliniques ont expérimenté
ce système. L’expérimentation s’est
étendue par la suite à 84 cliniques. D’autres
expérimentations sont en cours, et une étude
nationale des coûts par GHM est en cours depuis
quelques années. Ce mode de tarification à
la pathologie n’est toujours pas mis en place. L’article
55 de la loi du 27 juillet 1999 dispose que « le
gouvernement pourra expérimenter, à compter
du 1er janvier 2000, et pour une période n’excédant
pas 5 ans, de nouveaux modes de financement des établissements
de santé publics et privés, fondés
sur une tarification à la pathologie ». Dans
son rapport de 2002 , l’ARHIF souligne l’importance
de la généralisation de ce mode d’allocation
des ressources, et propose que la région Ile-de-France
soit retenue comme site expérimentateur.
Dans un système où le payeur est quasi-unique
(prise en charge par l’assurance maladie de l’essentiel
des dépenses afférentes aux soins assurés
par les établissements de santé), la logique
du forfait incite les producteurs de soins à l’économie
des moyens.
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