Le secteur hospitalier privé
s’est développé en France à
la fin du XIXè siècle, lorsque l’évolution
des techniques médicales rendait de plus en plus
difficile la poursuite de certains traitements à
domicile. Les praticiens installaient ainsi en annexe
de leur cabinet quelques lits afin de traiter sur place
des patients dont l’état requérait
un suivi permanent et un équipement spécifique.
De ces annexes sont nés des établissements
de soins dotés d’une équipe médicale
et d’un plateau technique. Le libéralisme
ambiant au XIXè siècle a favorisé
l’émergence de ce type d’établissements,
sur lesquels pesaient à l’époque peu
de contraintes réglementaires, et gérés
par les chirurgiens fondateurs.
A compter des années 1970, des
contraintes toujours plus lourdes sont venues encadrer
l’activité de ces établissements (planification
sanitaire, encadrement des prix, régulation des
volumes produits, etc.), de plus en plus soumis à
un régime commun avec celui des établissements
publics (planification sanitaire, normes sécuritaires,
financement). Les praticiens ont progressivement confié
la gestion de leurs établissements, devenue trop
complexe, à des gestionnaires. Le métier
de directeur de clinique s’est ainsi développé
dès les années 1960.
Le paysage hospitalier français, diversifié,
est constitué d’établissements publics,
qui occupent près de 65% de l’offre, et d’établissements
privés, à but lucratif ou à but non-lucratif
(ces derniers participant, pour la plupart d’entre
eux, au service public hospitalier).
L’Hôpital des Peupliers représente
une particularité dans le paysage hospitalier français,
avec un financement sous OQN (objectif quantifié
national), mais un statut associatif à but non
lucratif (Croix Rouge Française), avec des praticiens
libéraux, rémunérés à
l’acte.
Répartition
des établissements de santé
Voir le
tableau de répartition en Pdf
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